« La singularité de J’ai égaré mon nom est qu’en son sein résonnent de manière mystérieuse les voix de Césaire et de Dante, celles des grands maîtres soufis et les paroles initiatiques des Peuls où l’adieu au père souligne aussi l’amitié du fils semblable aux joutes rituelles d’une classe d’âge - la fratrie s’élaborant au gré des transhumances, de même que la nostalgie du pays cher, le salut adressé par-delà les nuages aux vertes montagnes de l’enfance.” »
— Nimrod, poète, romancier, essayiste.
 

À propos DE L’AUTEUR

Poète, romancier et dramaturge, Abdoul Ali War publie ici son troisième opus de poésie. Après la publication de Demain l’Afrique et de poèmes parus dans l’anthologie Poésie d’Afrique francophone.

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J’AI ÉGARÉ MON NOM

Éditions OBSIDIANE

vient de paraitre


Josy VERCKEN et Marc GAUTRON ont aimé…

« J’ai égaré mon nom précédé de ‘‘Ode aux Pères’’ ou les questionnements sans réponse, la transmission de la douleur de vivre et la quête d’un rêve impossible. Une mélancolie crépusculaire tournée vers la remémoration du passé. « Nous sommes nés troués » dit  Michaux. La fréquentation du langage d’Abdoul Ali WAR nous le confirme également dans « J’ai égaré mon nom ». Un travail d’amour, beau noble, une certaine qualité de rapport au monde, les émotions, les vibrations de l’âme à recueillir sur la plage du cœur, tristesse et plénitude qui mettent en cause le sens même de la vie. Une écriture secrète, belle, imagée pour raconter les déchirures, les aurores, pour questionner la vie, les douleurs, une révolte face à l’injustice, les souffrances mais aussi un appel à la renaissance.

Josy Vercken, a été lectrice aux éditions Grasset et Gallimard

‘‘ Ode aux Pères’’ est dédiée à la figure ancestrale, aux amours passées, à leur héritage ; celui qui l’a reçu en témoigne et en assume la transmission. Si  ‘‘Ode aux Pères’’ est une méditation sur le temps, « J’ai égaré mon nom » est dédié à l’espace, à l’errance.  Après la verticalité de la mémoire prolongée, voici l’horizontalité du voyage, de l’exil, où le « je » devient « nous ». Les visions ici sont plus nombreuses, plus variées que dans le poème précédent, elles se réfèrent à la géographie de la planète et trouvent des ancrages dans l’actualité. L’homme debout est cette fois en marche parmi ses frères vivants.

Marc Gautron, romancier et scénariste