Abdoul Ali War a co-adapté au cinéma Sarraounia, un roman d’Abdoulaye Mamani, avec Med Hondo, son compatriote, le grand cinéaste mauritanien qui vient de disparaître. Il l’a aussi assisté sur plusieurs de ses films.

Il a collaboré à Panorama de Jacques Duchâteau sur France Culture.

« J’ai égaré mon nom là-bas après une tempête
Qui roulant comme des tapis nos dunes
Pour l’éternité a dénudé les montagnes
Longs furent les sanglots
Après tant de séismes très longues furent les processions
De tous ceux qui s’étaient mis en route
Fuyant l’enfer des bagnes sans clôture »
— Abdoul Ali War, J'ai égaré mon nom

DU MÊME AUTEUR

  • Génial Général Président, pièce de théâtre. Un Général a fait un coup d’État. A force de se croire ‘‘génialissime’’, il devient un dictateur aveugle et confisque tous les pouvoirs. Puis, il asservit le peuple, déporte ses propres nationaux et engage une guerre contre son voisin. Cette farce, comme dans ‘‘Ubu roi’’ d’A. Jarry, finit en tragédie avec la mort du Génial Général, tué par un proche, son chef d’Etat-major. Celui-ci devient Président directeur général (PDG). Mais à son tour, lui-même sera balayé par le peuple révolté. Le personnage de Génial Général Président paraît exagéré, mais cette caricature par un biais comique n’est que masque posé sur la réalité. C’est du vernis qu’il faut gratter pour dévoiler la réalité de l’époque des années 1960-1990 en Afrique.

  • Le cri du muet, roman, aux éditions Archipels Littéraires. Enfant, Kaaw a été enlevé non loin de son village, par un chamelier et se  retrouve dans le grand Nord. Rebaptisé Hartani par son maître, esclave affecté à toutes les tâches, et n’en pouvant plus de cette condition, il s’enfuit. Il atterrit en ville et Ô miracle, retrouve sa mère. Muet par nécessité, il n’y aura pas de dialogue entre eux. Au moment où elle se meurt, la ville est en convulsion. Occasion de découvrir sa sœur, ses deux frères et un pays plongé dans la terreur. Mais la vie est plus forte. D’où le cri libérateur. Le cri du muet est une métaphore mauritanienne.

  • Demain l’Afrique, poésie, aux éditions Épi de seigle. Un long poème en prose. “Ce pourrait être mon chant  général. C’est mon chant à l’Afrique, ma mère : la mère de tout et de tous. ‘‘Demain l’Afrique’’ est un voyage-retour vers la mère, vers la matrice originelle où l’on se ressource, où l’on puise force et courage pour la renaissance de cette terre de grande promesse : l’Afrique.”